GLOSSAIRE
AABET (àabet) : L’orient, où se lève le soleil.
AFFRIT : Esprit malfaisant du désert.
AMENT : Le désert de l’ouest, où la tradition situait le royaume des morts, parce que le soleil se couchait dans cette direction.
CALAME : Poinçon de roseau destiné à l’écriture sur le papyrus, le bois, ou des tablettes d’argile.
CALENDRIER : L’année égyptienne était divisée en trois saisons de quatre mois, chacune. Chaque mois comptait trente jours de trois décades. Les cinq jours restants étaient appelés jours épagomènes, et représentaient les jours de naissance des dieux Osiris, Horus, Seth, Isis et Nephtys. Traditionnellement, ces jours étaient consacrés à de grandes festivités.
Voici, ci-dessous, un exemple d’année égyptienne comparée à la nôtre.
AKHET : inondation
— Thôt : 19 juillet-17 août
— Paophi : 18 août - 16 septembre
— Athyr : 17 septembre - 16 octobre
— Choiak : 17 octobre - 15 novembre
PERET : germination (semailles)
— Tybi : 16 novembre - 15 décembre
— Mechir : 16 décembre - 14 janvier
— Phamenoth : 15 janvier -13 février
— Pharmouti : 14 février - 15 mars
CHEMOU : moissons (récoltes)
— Pakhons : 16 mars - 14 avril
— Payni : 15 avril - 14 mai
— Epiphi : 15 mai - 13 juin
— Mésorê : 14 juin - 13 juillet
JOURS ÉPAGOMÈNES :
— juillet : naissance d’Osiris
— juillet : naissance d’Horus
— juillet : naissance de Seth
— juillet : naissance d’Isis
— juillet : naissance de Nephtys.
Il convient de préciser que l’année égyptienne ne comportait que 365 jours et non 365,25 jours. Il se produisait donc un décalage régulier de six heures par an, qui embarrassait surtout les religieux pour les fêtes liturgiques. Les paysans se basaient quant à eux sur la réapparition de l’étoile Sothis (Sirius du Grand Chien), après soixante-dix jours d’occultation. Cette réapparition coïncidait avec le 18 ou 19 juillet.
LES DEUX MAGICIENNES : Les deux couronnes royales. Blanche pour la Haute-Égypte, rouge pour la Basse-Égypte.
HEQ : La crosse pastorale, l’un des deux insignes du pouvoir royal.
KÂ : Double spirituel de l’homme.
KEMIT : Nom ancien de l’Égypte, symbolisant le limon fertile noir apporté par les crues.
KOUSH : La Nubie, pays situé au sud de la Première cataracte.
MAKHEROU : État de l’initié parvenu à la parfaite harmonie avec les dieux. (Au féminin : Makherout.)
MED : Bâton sacré symbolisant le rang.
MEDOU-NETERS : Les hiéroglyphes, signes sacrés de l’écriture.
MÉNÈS : Roi légendaire de Haute-Égypte qui unifia les deux pays. Identifié parfois à Narmer et/ou Aha.
MESURES ÉGYPTIENNES :
1 mile égyptien = 2,5 km.
1 coudée = 7 palmes = 0,524 m par excès.
1 palme = environ 7,5 cm.
NEKHEKA : Le fléau ou flabellum, l’un des deux insignes du pouvoir royal.
NETER : Dieu égyptien.
LE NIL : Explication des crues du Nil :
Malgré sa superficie importante (l’Égypte actuelle compte un million de km2), la surface fertile se concentre essentiellement le long du Nil. Avec un peu plus de 34.000 km2, elle représente à peine la superficie des Pays-Bas. Le débit de ce fleuve singulier, cerné par les déserts de Libye à l’ouest et d’Arabie à l’est, ne doit rien aux précipitations locales, puisque dans la région de Louqsor, elles ne sont que de quatre millimètres par an. Le Nil prend sa source au-delà du lac Victoria, région ou il pleut en abondance toute l’année. Ces eaux pluviales lui assureraient un débit constant s’il ne recevait également celles d’un affluent nommé le Nil bleu, qui descend des hauts plateaux d’Éthiopie. Ceux-ci, arrosés en saison par la mousson, déversent leurs eaux dans le cours de cet affluent, qui se transforme alors en une rivière puissante, chargée de limon fertile, dont bénéficie toute la vallée jusqu’au Delta. Ces crues saisonnières régulières, autrefois considérées comme la manifestation de la faveur du dieu du fleuve, Hâpy, provoquaient, vers la fin juillet, une élévation importante du niveau du fleuve (jusqu’à huit mètres au-dessus du niveau de l’étiage au Caire). De nos jours cependant, elles sont fortement contrariées par le barrage d’Assouan.
NŒUD TIT : Amulette de couleur rouge symbolisant la protection d’Isis.
NOMARQUE : Gouverneur d’un nome.
NOME : Division administrative de l’Égypte, vraisemblablement issue des petits royaumes de l’époque prédynastique.
PILIER DJED : Colonne symbolisant la résurrection du roi, lors de la fête du Heb-Sed.
POUNT : Pays mystérieux, qui englobait vraisemblablement la Somalie, l’Éthiopie et le sud de l’Afrique.
SCRIBE : Fonctionnaire dont le rôle consistait à noter par écrit les édits du roi, ou tenir à jour les livres d’une exploitation agricole. Les scribes représentaient une caste très puissante.